Communiqué de presse #3

«Le cancer à cellules de Merkel» Méconnu, mais redoutable

Les cancers de la peau touchent aujourd’hui 1 personne sur 5 1. La plupart sont évitables.
En ce début du mois de mai chacun pense aux prochaines vacances et au soleil qui fait du bien... du moins s’il est consommé avec modération. Si plus personne n’ignore les dangers liés à l’exposition aux rayons UV, ni l’existence des cancers de la peau, leur nombre continue cependant à croître chaque année. Il a plus que triplé en l’espace de 10 ans 1,2 et malgré les innombrables campagnes de sensibilisation, il est à l’origine de plus de 450 décès par an en Belgique 1... sans compter tous les cas non répertoriés.

Aujourd’hui, on sait qu’une personne sur 5 développera un cancer de la peau au cours de son existence 1. Un mélanome dans 1 cas sur 751, et d’autres types de cancer comme le Cancer à Cellules de Merkel (CCM). Moins connu et plus rare, il est 30 fois moins fréquent que le mélanome 8, mais il est très agressif. Il représente la deuxième cause de décès par cancer cutané dans le monde 8. Ne sous-estimons plus les cancers cutanés.

« Le cancer avance masqué ! Ensemble, démasquons le cancer ».

Rien qu’en Belgique, plus de 40.000 nouveaux cas chaque année 2

Depuis plus de 20 ans, la campagne Euromelanoma sensibilise le public à travers toute l’Europe (33 pays) dans l’espoir de faire évoluer les « comportements d’exposition au soleil », de réduire l’usage abusif des bancs solaires et de favoriser le dépistage pour faire reculer les chiffres des cancers cutanés. Mais rien n’y fait ! Chaque année, plus de 40 000 nouveaux cas de cancer de la peau apparaissent en Belgique 3. Bien sûr, la plupart d’entre eux peuvent être guéris s’ils sont détectés précocement. Mais ce sont des cancers évitables !

Les efforts d’éducation, d’information et de responsabilisation doivent donc être poursuivis. D’une part, pour favoriser l’auto-examen régulier de la peau (une fois par mois) 3 pour aider à repérer les moindres changements et d’autre part, pour convaincre qu’il est utile de se faire examiner, une fois par an chez un dermatologue 4, pour suivre l’évolution de taches ou de grains de beauté jugés suspects.

Contrairement à d’autres cancers, le cancer de la peau est visible. Il serait donc trop bête de ne pas le voir ! D’autant que même guéri, il peut laisser des traces, des cicatrices, des lésions…
il peut même défigurer !

 

On distingue plusieurs types de cancer de la peau

Les cancers qui se développent au niveau des cellules de l’épiderme qu’on appelle aussi les cancers non mélanomes. Ce sont les plus fréquents (90% des cancers cutanés). Il en existe deux types :

Les carcinomes basocellulaires
Ce sont les + fréquents et les – agressifs. Ils se développent uniquement localement au niveau des kératinocytes (dans la couche profonde de l’épiderme). Leur traitement adéquat aboutit à +/- 100 % de guérison. Ils se développent > 40 ans. Leur diagnostic est souvent fait vers 60 ans.

Les carcinomes spinocellulaires
Ils se développent à partir des cellules de la couche intermédiaire de l’épiderme à partir de lésions préexistantes de la peau. Ils peuvent envahir d’autres parties du corps (métastases). Leur traitement adéquat aboutit à +/- 90% de guérison. Leur diagnostic est souvent établi au-delà de 70 ans.

 

Les cancers qui se développent au niveau des cellules pigmentées de l’épiderme
(les mélanocytes : cellules qui fabriquent la mélanine) qu’on appelle :

Les mélanomes
Ce sont les + fréquents et les + dangereux. Ils peuvent envahir rapidement d’autres organes (métastases). Leur diagnostic et traitement précoces augmentent les chances de guérison.

 

Les cancers qui se développent au niveau des cellules de Merkel situées dans l’épiderme et les follicules pileux et qu’on appelle :

Les carcinomes à cellules de Merkel ou CCM
Ils sont plus rares mais très agressifs. Ils touchent les personnes âgées à peau claire et se développent préférentiellement dans des zones exposées au soleil.

Le cancer à Cellules de Merkel : moins connu, mais redoutable !

Peu médiatisé, le Cancer à Cellules de Merkel (CCM) est le deuxième cancer cutané à l’origine de décès 8. Plus rare, mais très agressif, il est lié à l’exposition aux rayons du soleil… mais pas que !

Il se développe au niveau des cellules de Merkel situées dans la couche supérieure de la peau (l’épiderme) et les follicules pileux. Ces cellules sont associées au sens du toucher. Elles ont été découvertes pour la première fois en 1875 par le médecin allemand Friederich Sigmund Merkel 9.
Le CCM apparaît généralement dans des zones du corps exposées au soleil (cou, jambes, bras, visage, etc.). Ce cancer fait l’objet d’une grande attention, car le nombre de cas augmente chaque année de manière inquiétante (+ 8% par an) 10. Son évolution connaît différents stades (stade 0 à IV) caractérisés par la taille de la tumeur et son extension dans l’organisme 8,17.

Stade 0
Tumeurs superficielles localisées seulement au niveau l’épiderme.

Stade I à II
Tumeurs (sans ganglions locaux). Le stade I comprend des tumeurs relativement petites et à faible risque (diamètre <2mm : 1a ; diamètre >2 mm : 1b) ; le stade II indique des tumeurs plus importantes et/ou à risque plus élevé.

Stade III
Tumeurs qui ont gagné l’aire des ganglions lymphatiques locaux, mais sans la dépasser.

Stade IV
Métastases à distance atteignant d’autres aires ganglionnaires ou des organes lointains.

Une infection virale ?

Le Cancer à Cellules de Merkel est un cancer cutané plutôt atypique. En effet, dans 80% des cas il semble lié à une infection virale 11 (un virus de la famille des polyomavirus). Mais toutes les personnes porteuses de ce virus ne développent pas ce cancer pour autant. On le retrouve aussi, dans 10% des cas, chez des personnes déjà atteintes d’une autre forme de cancer cutané (carcinomes basocellulaires ou spinocellulaires).

 

Facteurs de risques favorables au
développement du CCM 11

  • une exposition de la cellule de Merkel au polyomavirus
  • une exposition prolongée aux rayons UV
    (soleil, banc solaire, Puvathérapie)
  • un système immunitaire affaibli
    (risque multiplié par 15 et taux de mortalité plus élevé)
  • une peau claire
  • le sexe : les hommes sont plus touchés que les femmes
  • l’âge : au-dessus de 50 ans 12 (en sachant que la majorité des patients a dépassé 70 ans)

L’exposition au soleil représente une double menace : elle abîme la peau et affaiblit le système immunitaire. Ce qui réduit la capacité à combattre le cancer de la peau et d’autres maladies 12

 

Un comparatif pour mieux comprendre 16

Le démasquer pour le traiter au plus vite

Pour éviter de passer à côté, il faut savoir que le CCM se manifeste au départ sous la forme d’une lésion ou d’un petit nodule (de couleur chair, bleue, rose, ou rouge pourpre) sous la peau. Une sorte de kyste qui grossit rapidement sans forcément occasionner de gêne ou de douleur. Il apparaît surtout sur des zones exposées au soleil (visage, tête et cou), mais peut aussi se développer au niveau des bras et des jambes et même dans la bouche (5% des cas) 9,17.

De tels signes doivent inciter à consulter un médecin au plus vite pour procéder à des examens (examen de la peau, biopsie, scanner). Car au plus tard il est découvert, au plus il a de chance de s’être propagé ailleurs dans l’organisme en développant des métastases. Le traitement d’un cancer peu étendu se fait par chirurgie pour ôter l’ensemble de la tumeur. Et suivant l’état de santé du patient et le risque de récidive, la chirurgie peut être complétée par une radiothérapie. Lorsque le cancer est diagnostiqué à un stade plus avancé ou s’est déjà propagé dans d’autres organes (foie, poumons par exemple), le traitement par chimiothérapie est recommandé pour réduire la tumeur et éliminer les métastases.

 

L’immunothérapie, un nouvel espoir

Une nouvelle approche thérapeutique offre depuis quelques années d’autres perspectives de prise en charge du Cancer à Cellules de Merkel. C’est l’immunothérapie. Elle utilise des substances très ciblées, comme les anticorps monoclonaux, qui permettent de stimuler les défenses immunitaires du patient. Dans le cas du Cancer à Cellules de Merkel métastasique, un anticorps capable de se lier à une protéine présente à la surface des cellules cancéreuses, empêche les cellules cancéreuses d’inactiver les cellules de défenses (les cellules T). Ce qui permet au système immunitaire de tuer les cellules de Merkel cancéreuses en préservant leurs capacités de défense naturelle. Ce type de traitement redonne de l’espoir à certains patients.

Episode 3

Pour vous aider à parler des cancers cutanés,
rendez-vous sur « Ensemble, démasquons le cancer ». Vous y trouverez d’autres outils tels que :

  • Une interview du Pr Baurain – Oncologie médicale – Cliniques universitaires Saint-Luc – Bruxelles
  • Une infographie concernant les principaux cancers cutanés (types – incidence – facteurs de risques- prévention, etc.)

Prochain rendez-vous : début juin

Nous vous donnons rendez-vous en juin pour le quatrième épisode de « Ensemble démasquons le cancer ». Au programme : un cancer du système urinaire plutôt mal connu du public : le cancer urothélial. Merci d’être à nos côtés pour faire avancer cet ambitieux combat contre les cancers.

à propos de Merck

Merck est une entreprise de sciences et de technologies de pointe, active dans les domaines de la santé (Healthcare), des sciences de la vie (Life Science) et des matériaux de haute performance (Performance Materials). Quelque 57 000 collaborateurs œuvrent pour avoir chaque jour un impact favorable dans la vie de millions de personnes, en leur offrant une qualité de vie meilleure et plus durable. L’entreprise est partout – depuis le développement de technologies de modification génétique, en passant par la découverte de méthodes uniques pour traiter les maladies les plus complexes, jusqu’à la mise au point de dispositifs intelligents. En 2019, Merck a généré un chiffre d’affaires de 16.2 milliards d’euros dans 66 pays.

La recherche scientifique et un entrepreneuriat responsable ont contribué aux avancées technologiques et scientifiques de Merck. Ces caractéristiques sont les clés de la prospérité de Merck depuis sa fondation en 1668. La famille fondatrice détient la majorité de la société cotée en bourse. Merck détient les droits mondiaux sur le nom et la marque Merck, à l’exception des États-Unis et du Canada, où les secteurs commerciaux de Merck opèrent sous le nom d’EMD Serono pour la santé, de MilliporeSigma pour les sciences de la vie et d’EMD Performance Materials pour les matériaux de haute performance.

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Communication Officer Merck
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